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26.03.2008

LA QUALITE DE L'AIR INTERIEUR

Le mardi 8 avril 2008, Femmes 3000 Touraine reçoit Valérie Dubernard, fondatrice de "Coté Jardin 37", entreprise spécialisée dans les aménagements de jardins personnalisés. Valérie Dubernard viendra évoquer les polluants ambiants qui existent dans nos intérieurs à travers le résultat des enquêtes déjà menées sur le sujet, en évoquant les polluants en cause et où se cachent-ils ? Les projets en cours et leur problématique. Enfin et surtout quelles solutions s'offrent à nous ?

Rendez-vous mardi 8 avril 2008 de 19h à 20h30 à l'Adresse, 4 rue Nationale à Tours.
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21:50 Ecrit par Femmes 3000 Touraine dans Commission environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

10.03.2008

Savoir-faire et faire savoir

Dans nos sociétés médiatisées à l’extrême, il est devenu indispensable de communiquer pour exister. En d’autres termes, le savoir-faire ne se suffit plus à lui-même, il doit être soutenu, vanté, promu par un « faire savoir » habile et efficace. C’est sur ce thème que la délégation tourangelle de Femmes 3000 était invitée à échanger le mardi 13 novembre dernier. Comment accéder aux médias ? Comment s’y prendre concrètement ? Quand communiquer et sur quoi ?

Le savoir d’un professionnel
Autant de questions que l’auditoire a pu poser à Christian Panvert. Correspondant local de l'antenne nationale RTL. Son expérience médiatique est longue de quinze années et ses conseils n’en sont que plus étayés. Aux femmes 3000 de Touraine, chefs d’entreprise battantes et fortement animées du désir de réussir, il a tenu un discours clair et ponctué de recommandations pratiques.

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Du bon questionnement sortent les bonnes réponses…
La toute première interrogation, celle qui doit précéder une action de communication quelle qu’elle soit, est dictée par le bon sens : « est-ce bon pour moi (chef d’entreprise), pour nous (délégation tourangelle) de communiquer ? ».
Si la réponse est affirmative, il convient ensuite d’entrer en contact avec la presse et les médias. Ici, la difficulté du « profane » provient de sa méconnaissance du fonctionnement médiatique interne. L’image intouchable, voire injoignable, du journaliste est aussi répandue que celle, impressionnante et inabordable, de la télévision ou de la radio. Mais avec un peu d’audace et beaucoup de pragmatisme, il n’est rien d’impossible !

Chantal Desbordes

14:43 Ecrit par Femmes 3000 Touraine dans Les rendez-vous | Lien permanent | Envoyer cette note

08.03.2008

MOUVEMENT DU NID

FEMMES 3000 Touraine reçoit le mardi 11 mars 2008 les bénévoles du Mouvement du Nid de 19h à 20h30.
Ni "mal nécessaire", ni "fatalité", ni "métier", la prostitution ne se réduit pas à une démarche privée. Une approche globale de ses causes, de ses conséquences et de ses enjeux peut enrayer son développement et conduire à sa disparition.
http://www.mouvementdunid.org
L'association lance parallèlement un "Manifeste pour construire une société sans prostitution". Le signer, le diffuser, c’est agir pour faire reculer le système prostitutionnel, qui reste à ce jour l'un des bastions sexistes les mieux gardés...
www.pourunesocietesansprostitution.org

Porter un autre regard sur la prostitution


Bernadette et Albert Gaudré forment un couple formidable. Avec des mots simples, ils parlent de leur cheminement d’époux dans le respect de l’autre, de leur complémentarité et de leur souci d’autrui. Est-ce dans l’équilibre conjugal qu’ils puisent, depuis trente six ans, la force d’accompagner les personnes prostituées et d’informer sur les dangers de cette pratique ?

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Le Mouvement du Nid
Nés et travaillant en milieu rural, Bernadette et Albert n’avaient a priori aucune raison de croiser les victimes d’un système qu’on associe généralement à la misère humaine des villes. Ce sont les « rencontres de la vie » qui les ont guidés jusqu’à leur admirable bénévolat : lui pour avoir vu, en Algérie, tant de soldats clients de la prostitution ; elle pour s’être, au cours d’une de ses grossesses, liée d’amitié avec une infirmière qui connaissait le mouvement du Nid.
A l’origine du Nid, il y a la rencontre – encore une – en 1937 d’un prêtre ouvrier et d’une femme alcoolique dans le quartier prostitutionnel des Halles à Paris. Il se bat avec opiniâtreté pour qu’elle s’en sorte. Ensemble, ils fondent le mouvement en 1943-1944, lequel doit son nom à une remarque faite un jour sur l’ambiance chaleureuse qui régnait dans un lieu d’accueil : «ça gazouille comme dans un nid ! ». Aujourd’hui, il y a trente-quatre délégations en France et des implantations en Europe, en Afrique et en Amérique du sud.
L’équipe d’Indre-et-Loire qui œuvre depuis 1972 se compose de dix bénévoles et de deux salariés. Agissant sur le « terrain » ou à la permanence de l’association, ils ont, au fil des ans, mis en place un véritable dispositif de traitement social de la prostitution.

Lutter contre les tabous, les préjugés, le laxisme et l’ambiguïté législative
Pour autant, leur action n’est pas simple. La prostitution, nous explique Albert, est une violence faite à des femmes, à des hommes et à des enfants qui en sont les victimes. C’est un fait de société qui a non seulement des conséquences sociales (destruction de la personne ou de la famille) mais alimente les réseaux mafieux (drogue, vente d’armes, etc.) à travers le monde. Elle met en jeu trois acteurs :
- la personne prostituée, la victime, qui quoi qu’elle en dise n’a jamais librement choisi d’exercer cette activité. L’argent aidant, elle peut en arriver à une addiction autodestructrice.
- le client qui est un acteur plus furtif et n’est jamais inquiété.
- le proxénète qui présente de multiples visages, du souteneur au site d’Internet, en passant par le grand banditisme qui se cache dans des pays corrompus. Il peut être incité par un proche face à une situation de surendettement par exemple.
Deux facteurs aggravent la situation :
- le rôle de l’Etat qui d’un côté légifère contre la prostitution et de l’autre la soumet à l’impôt.
- le laxisme de l’opinion publique. 75% des Français considèrent que la prostitution est un mal nécessaire : « le plus vieux métier du monde », « qui a bu boira », « elles aiment ça », «la solution pour les hommes seuls, malheureux, handicapés », « ça évite les viols »...

Des réponses juridiques qui diffèrent selon les pays
L’attitude envers la prostitution est aussi affaire de culture d’où des approches juridiques différentes :
- le prohibitionnisme (interdiction et répression) aux Etats-Unis, en ex-URSS ou dans les pays islamistes ;
- le réglementarisme (légalisation et contrôle) comme aux Pays-Bas et en Allemagne ;
- l’abolitionnisme (suppression assortie de mesures de prévention et de réinsertion). Sur cette ligne depuis la fermeture des maisons closes par Marthe Richard en 1946, la France avec la loi de 2003 sur la sécurité intérieure a malheureusement tendance à culpabiliser davantage les victimes.

Informer pour prévenir
C’est bien aux victimes que va toute la sollicitude de nos deux conférenciers. Ils s’interdisent de juger les personnes prostituées et essaient de bâtir avec elles des relations de confiance. C’est pourquoi l’accompagnement est une entreprise longue et incertaine. Leur témoignage est émouvant lorsqu’ils évoquent la prostitution occasionnelle des étudiants. Ils insistent sur l’importance de la prévention, en particulier de l’information et de la sensibilisation au plus tôt. Quand elle évoque ses échanges gratifiants avec les élèves des classes de 6ème sur le sentiment amoureux, « le cœur avant le corps », Bernadette se dit ravie et pleine d’espérance. Elle regarde Albert et son visage s’illumine alors d’un magnifique sourire.


Chantal Desbordes

19:30 Ecrit par Femmes 3000 Touraine dans droits des femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Œuvres d’art à louer ? Une idée à louanger !

Pourquoi l’art ne ferait-il pas son entrée dans l’intimité de votre cadre de vie ou dans les locaux de votre entreprise ? Vous hésitez pour une affaire de goût ? Pour une question de coût ? Rendez-vous vite à l’Artothèque !

Vous avez dit : artothèque ?
Une artothèque est aux amateurs d’art ce qu’une bibliothèque est aux passionnés de lecture. Le principe est identique : moyennant un abonnement, vous choisissez, vous empruntez, vous restituez… non des livres mais des tableaux, des photographies, des sculptures ou des céramiques.
Robert Brasseur nous présente en phrases sobres et précises son association, l’« Artothèque Centre-Val de Loire », qu’héberge la médiathèque de La Riche, juste à côté de Tours. Créée en 1995, restructurée en 2002, l’artothèque tourangelle a des aînées fameuses comme celles de Caen ou de Nantes. Plus modeste, elle n’en est pas moins active puisqu’elle regroupe une trentaine d’artistes plasticiens et offre un catalogue de 250 productions originales contemporaines. L’association privilégie la qualité et la diversité des œuvres et s’emploie à promouvoir le lien de proximité entre les artistes et le public. Les recrutements essentiellement régionaux ont lieu deux fois par an : les candidats sont agréés par un comité de sélection composé de dix membres du conseil d’administration, dont sept sont eux-mêmes des artistes.
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Charles Bujeau, François Géhan, Jean-Pierre Loizeau pour ne citer que ces peintres sont en pleine ascension vers la notoriété. Grâce au contrat de location de l’artothèque, vous pouvez louer et emporter leurs œuvres pour les « essayer » avant de les adopter le temps d’un trimestre (il vous en coûtera alors 20 euros) ou… définitivement puisqu’elles sont aussi à vendre. Les formules sont multiples et souples et se déclinent selon le type d’adhérents, particuliers, collectivités et entreprises.
Dans ces conditions, pourquoi ne pas se faire plaisir tout en soutenant les artistes de sa région, talents jeunes ou confirmés ? Après cette présentation, rien d’étonnant à ce que les Femmes 3000 de Touraine se sentent à la fois amateurs d’art et mécènes !

19:25 Ecrit par Femmes 3000 Touraine dans Commission culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

DIVORCE ET DROIT DES FEMMES

Aujourd’hui en France, un mariage sur trois se solde par un divorce et, dans les grandes villes, la proportion est d’un sur deux. Les procédures restent un domaine mouvant et complexe en dépit des efforts du législateur pour les simplifier et pour les adapter à un contexte sociétal en perpétuel mouvement. Elles demeurent donc d’actualité puisque la législation devrait encore évoluer prochainement. Pour nous informer, Marie-Béatrice Boutry, avocat au Barreau de Tours, a ouvert le cycle 2008 des rencontres du mardi de la délégation Femmes 3000 Touraine. Face à un auditoire essentiellement féminin, elle a délibérément présenté son propos sous l’angle du droit des femmes.
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Petit historique du divorce
Marie-Béatrice nous invite d’abord à la suivre dans une rapide remontée du temps. Cette mise en perspective historique a le mérite de montrer que le statut des relations masculin-féminin n’a cessé de faire question à travers les âges.
Dès l’Antiquité gréco-romaine, les époux peuvent mettre fin à leur union selon certaines modalités qui ne se résument pas, comme on pourrait le croire, à la seule répudiation de la femme par son mari ! Ainsi les Grecs connaissent-ils et pratiquent-ils déjà le divorce par consentement mutuel.
Au Moyen-Age, le mariage n’étant pas consacré, il est normal de pouvoir rompre ce qui n’est qu’une alliance, un contrat, notamment en cas d’adultère commis par… l’épouse ! Toutefois – et c’est la position de l’Eglise – les tenants de l’indissolubilité absolue jusqu’à la mort d’un des époux finissent par l’emporter. Les philosophes du siècle des Lumières s’opposeront évidemment à cette conception et seront nombreux avec Voltaire à prendre parti en faveur du divorce.
La Révolution, dans une loi de 1792, autorise les conjoints à rompre leur mariage d’un commun accord, pour incompatibilité d’humeur ou de caractère ou encore pour une cause imputable à l’un des époux, ce qui préfigure le divorce pour faute. La procédure est simple : ni juge, ni motivation de la demande. Seul un délai de deux ans permet aux conjoints de mûrir leur décision et à une sorte de « tribunal de famille » de tenter une conciliation entre les deux parties !
Jugée trop libérale, cette loi est sévèrement réformée par le Code civil de 1804 qui exige l’autorisation des parents, cinq comparutions devant le président du tribunal et l’interdiction de se remarier durant les trois ans qui suivent la rupture du mariage.
Sous la Restauration et le Second Empire, le divorce, ce « poison révolutionnaire », est supprimé et les tentatives pour le rétablir échouent.
Il faut attendre la IIIème République pour qu’un député persévérant, Alfred Naquet, obtienne gain de cause et fasse passer en 1884 une loi, encore bien timide, sur le divorce. Des ajouts successifs complètent cette base jusqu’en 1908 où la conversion automatique de la séparation de corps en divorce au bout de trois ans est enfin admise.
Le régime de Vichy considère que toute personne incitant au divorce commet un délit… et cette position perdure jusqu’à la fin de la IVème République.
C’est sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing que le droit va se rapprocher des réalités sociales dans une mise en cohérence alors hautement souhaitable.

L’état de l’art aujourd’hui
La loi du 11 juillet 1975 révise profondément le statu quo et jette de nouvelles bases dont certaines sont toujours valides :
- elle instaure le consentement mutuel soit sur demande conjointe, soit sur demande formulée par l’un des conjoints et acceptée par l’autre.
- elle autorise le divorce pour rupture de la vie commune mais seulement au bout de sept années.
- elle permet le divorce pour faute dans le cas où l’un des époux a été condamné à une peine infâmante.
La loi du 26 mai 2004 améliore et simplifie les procédures. Désormais le couple peut obtenir le divorce de quatre manières : par consentement mutuel, par acceptation du principe de la rupture du mariage (art. 233), par altération définitive du lien conjugal ou pour faute.
- le consentement mutuel scelle l’accord des époux sur toutes les modalités du divorce et figure dans une convention rédigée par le ou les avocat(s). Au cours d’une seule audience, le juge prononce le divorce après s’être assuré de la défense des intérêts des deux parties et particulièrement de leurs enfants.
- l’acceptation du principe de la rupture du mariage présuppose l’introduction d’une requête en divorce par l’un des époux. Lors d’une audience de conciliation, le juge entend les époux séparément puis ensemble et, si l’autre époux en accepte le principe, met en place les mesures provisoires de la rupture. En cas d’acceptation, la procédure devient irréversible.
- l’altération définitive du lien conjugal intervient deux ans après la fin de la vie maritale sous le même toit. Ce délai doit être dûment constaté.
- on observe le recul progressif du divorce pour faute au profit du consentement mutuel (environ 60% des cas). La faute n’entre pas en ligne de compte pour la détermination de la résidence des enfants (la plupart du temps chez la mère), ni pour celle de la pension alimentaire destinée aux enfants. En revanche, la prestation compensatoire demeure liée au caractère fautif ou non du divorce.
Enfin, en 2007, le Gouvernement a fait connaître son projet de « déjudiciarisation » du divorce qui consiste à confier le traitement des cas de consentement mutuel aux notaires. Les avantages qu’il en attend sont une plus grande rapidité de traitement, le désengorgement des tribunaux et un coût moindre. Les avocats, on s’en doute, suivent de très près ce dossier dont le contenu n’est pas connu dans les détails.

Des inégalités persistantes
Depuis le Code civil qui faisait de la femme une mineure à vie passant de l’autorité de son père à celle de son mari, la condition féminine évolue par étape, la plus importante étant incontestablement l’autonomie économique inscrite dans les textes en... 1965 avec notamment la possibilité d’ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation du mari ! En 1970, la mère peut être considérée comme le chef de famille et en 1993 l’exercice conjoint de l’autorité parentale devient la règle. L’évolution est lente car les législateurs sont majoritairement des hommes. Cependant la féminisation continuelle de l’appareil judiciaire et le nombre croissant de magistrates et d’avocates doivent conduire à un meilleur équilibre. C’est le souhait que formule Marie-Béatrice avant de conclure son intervention parce que, explique-t-elle, les époux ne sont toujours pas égaux devant le divorce. Les femmes, en effet, subissent quatre formes de préjudices : les violences conjugales, les inégalités sociales – bien que plus diplômées, elles connaissent les emplois précaires et les disparités de salaire et l’aide juridique va aux femmes dans 70% des cas – l’inégalité devant la retraite, la détresse psychologique du fait d’une implication affective plus grande dans leur union.


(Encadré) Maître Boutry : une femme 3000 remarquable
Comme toutes les Femmes 3000, Marie-Béatrice Boutry est une battante à l’itinéraire personnel impressionnant. Née en 1962, entrée très jeune dans la vie active comme agent de service hospitalier en gériatrie, elle mène de front courageusement métier et études supérieures juridiques. Arrivée à Tours « dans les bagages de son époux », elle rejoint un cabinet de conseil avant de s’orienter vers la profession d’avocat. A force de détermination, elle ouvre son propre cabinet il y a une dizaine d’années. Formée au droit des affaires, elle laisse souvent s’exprimer sa fibre « humaniste » pour traiter des dossiers ressortissant au droit de la famille. Elle est mère de deux filles, Chloé 17 ans et Rozinieri 13 ans, née dans les îles du Cap Vert et qu’elle a adoptée pour tenir la promesse qu’elle s’était faite dans un moment de découragement : aider une petite fille du Quart Monde si elle s’en sortait elle-même !

19:25 Ecrit par Femmes 3000 Touraine dans droits des femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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