05.05.2009

L'éducation au développement durable à l'honneur dans le dernier numéro du courrier de l'UNESCO

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Éducation pour le développement durable... Lancé il y à peine quatre ans, le concept est encore balbutiant, certes, mais il fait son chemin. Désignant une forme d’éducation qui vise à nous rendre capables de relever des principaux défis actuels – la protection de l’environnement, le respect de la biodiversité, la défense des droits de l’homme – il mise sur l’avenir.

La Conférence mondiale de l’UNESCO sur l’éducation pour le développement durable qui s’est tenue à Bonn (Allemagne), du 31 mars au 2 avril, a montré que de nombreux pays ont déjà mis en place des stratégies en sa faveur. Il se traduit donc dans la réalité par une myriade d’initiatives dont le présent dossier se fait l’écho.

Crédit photo : Tang Ming.Travaux pratiques dans la rivière Baicao, Sichuan (Chine). Y accéder

 

Les différents points abordés :

La nature à l’école

Encore balbutiant, le concept d’éducation pour le développement durable fait néanmoins son chemin dans la société jordanienne. La sensibilisation des jeunes aux problèmes de gestion de l’eau est d’une importance primordiale pour la reine Rania Al-Abdullah de Jordanie, Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO et présidente du Groupe des dirigeants arabes pour le développement durable. Continuer

La jeune fille qui sauvait les étoiles de mer

Une dizaine d'animateurs, une pile d'exemplaires d'une revue éducative, un bus… Il suffit de peu, parfois, pour sensibiliser des milliers d'élèves à la question du développement durable. Les initiateurs du programme « Chanuka » ont su comment s'y prendre pour que les jeunes des milieux défavorisés deviennent petit à petit des agents du changement au Kenya. Leur slogan: « c'est notre vie, c'est notre monde ». Continuer

Les écoles de l'eau au chevet du Yangtsé

Le bassin du Yangtsé, le plus grand fleuve chinois, fournit 40 % des céréales du pays, un tiers du coton, 48 % des poissons d'eau douce et 40 % de la production industrielle de la Chine. Il draine aussi 60 % de la pollution nationale. Un plan de sauvetage du bassin du Yangtsé, a été lancé par des écoliers de la province de Sichuan. Il prend des proportions nationales. Continuer

À l’ombre des chapiteaux verts

Dotée d’une extraordinaire biodiversité, la Bolivie accuse un taux de déforestation parmi les plus élevés au monde. Une forte migration interne vers les basses terres fertiles entrave le développement durable. Afin de sensibiliser les populations à ce problème, Conservation International promeut une pédagogie alternative fondée sur le jeu. Continuer

L’alphabet du développement

L’alphabétisation s’inscrit au cœur de nos sociétés, déclare la Princesse Laurentien des Pays-Bas, nommée en mars dernier envoyée spéciale de l’UNESCO pour l’alphabétisation en vue du développement. Elle lutte depuis longtemps contre l’analphabétisme dans son pays où ce problème a été négligé. Continuer

02.12.2008

Appel à parrainage cuiseurs solaires et poêles économes au Sénégal

Page 8 - Elisabeth Bazin emailpetit.jpgElisabeth Bazin, lauréate des Trophées 2008 de Femmes 3000, est à la fois présidente de l'association humanitaire française Saint Do Solidarité et à l'origine de l'association sénégalaise Soleil Vert Sénégal.

L'objectif de ces 2 associations est de lutter contre le déboisement et d'aider les femmes sénégalaises à cuisiner dans de bonnes conditions à travers la promotion des cuiseurs solaires et des poêles économes.

croquis poêle économe (Large).jpgEn effet le gaz étant trop cher, les femmes cuisent avec du bois ou du charbon de bois de plus en plus cher ou difficile à trouver.

Dans la cuisson traditionnelle au sol 85% de la chaleur part dans l'atmosphère. Avec le poêle à économie de bois la chaleur est concentrée dans la cheminée, elle même isolée par de la cendre et on utilise beaucoup moins de bois.
Le cuiseur solaire, qui fonctionne par effet de serre, n'a besoin que de soleil (mais il ne faut pas de nuages !) ; il s'adresse plutôt à de petites familles ou à des femmes qui vont faire des activités génératrices de revenu comme la confiture, les gâteaux , les oeufs durs.....emilie devant un cuiseur (Large).jpg

Ces appareils de cuisson sont fabriqués sur place à Rufisque dans des ateliers choisis par Soleil Vert Sénégal, Elisabeth Bazin étant chargée de vérifier la qualité des produits.

C'est l'association française Saint Do Solidarité qui soutient financièrement sa partenaire sénégalaise notamment dans la recherche de parrains pour les poêles et les cuiseurs, les femmes africaines ayant déjà des difficultés à nourrir leurs familles en particulier en ces temps de hausse des prix du riz.

Un poêle économe coûte 12000 CFA (18,3€) et un grand cuiseur 5000 CFA (75€).

Nous vous proposons de soutenir St Do Solidarité et Soleil Vert Sénégal en parrainant l'achat de poêles et de cuiseurs à hauteur de 10 € pour un poêle économe et de 40€ pour un cuiseur.

Le formulaire de parrainage

En savoir plus :
- la page consacrée à Elisabeth Bazin dans le dossier de presse des Trophées
- la vidéo d'Elisabeth Bazin à l'occasion des Trophées Femmes 3000, réalisée par Tais toi donc


27.10.2008

Faire face à la maladie d’Alzheimer

Comment aider concrètement les proches d’un patient atteint de la maladie d’Alzheimer ? Pour en parler, Dominique Rotureau qui dirige le Relais Cajou de Ballan-Miré et Emmanuelle Grivel, sa coordinatrice psychologue, rencontrent la délégation Femmes 3000 Touraine, mardi 14 octobre, sur les lieux même où ils tiennent régulièrement leur café-mémoire, à l’étage de la Taverne de Maître Kanter , 48 rue Nationale à Tours.
Qu’en est-il exactement ? Nos deux interlocuteurs expliquent que les Relais Cajou ont été créés pour favoriser le maintien à domicile des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ce sont des centres d’accueil de jour ouverts cinq jours sur sept, de 10 heures à 18 heures, dans un double objectif : permettre aux malades de conserver le plus possible leur autonomie notamment grâce au lien social et soulager les familles. Le relais de Ballan-Miré fonctionne depuis plus de dix ans et il en existe deux autres à Tours-Nord et à Chambray-lès-Tours.
A Ballan-Miré, le rôle d’Emmanuelle Grivel consiste à établir le projet d’accueil de la personne malade en fonction de ses besoins et de ses possibilités. Elle assure en outre la liaison entre la famille, les autres partenaires du maintien à domicile et l’équipe du Relais Cajou, c’est-à-dire l’infirmière et les aides médico-psychologiques. Ce personnel, qui a reçu une formation spécifique, accompagne les patients dans les programmes proposés par le centre : exercices de stimulation de la mémoire, ateliers thérapeutiques, activités manuelles, jardinage, musique, sorties, etc.
Quant au café-mémoire, il est destiné aux « aidants » familiaux qui ne peuvent plus assumer cette aide seuls et éprouvent le besoin de parler, d’être écoutés. Ils viennent là exprimer leurs difficultés ou leurs doutes, partager leur expérience avec d’autres personnes confrontées elles aussi à la maladie, s’informer et se rassurer. Les séances ont lieu deux fois par mois, le mardi, de 15 heures à 17 heures, autour d’un thème de discussion ou librement.
Auprès d’Emmanuelle Grivel un couple est assis : une femme accompagnée de son époux malade depuis plus de dix ans, qui apporte son témoignage. Comme bien d’autres, elle est à l’affût de toute piste susceptible de conduire à la guérison. Elle parle d’un nouveau médicament testé en Angleterre, le Rember, qui pourrait être une nouvelle étape vers la réussite. Mais la prudence s’impose. Les traitements actuels, quand ils sont efficaces, ne font que ralentir la progression de la maladie qui demeure irréversible. Des symptômes peuvent apparaître dès l’âge de 50 ans, ils diffèrent souvent d’un malade à l’autre, et il faudra parfois du temps avant de poser le diagnostic avec certitude.
Pour toutes les questions ressortissant à la maladie elle-même – et elles sont nombreuses – nos interlocuteurs nous renvoient à la documentation écrite ou électronique du site Internet de l’association France-Alzheimer (www.francealzheimer.org) et à son antenne locale présidée par Madame Dominique Beauchamp (touraine.alzheimer.free.fr ).
Le propos se recentre sur l’aide aux malades et aux proches, qu’elle soit psychologique, matérielle, financière. En France, nous regardons les initiatives de certains pays étrangers comme le Canada où des équipes de bénévoles, triés sur le volet, vivent au domicile des personnes malades durant une ou deux semaines, le temps que les « aidants principaux » se reposent et se rechargent. Peut-on s’en inspirer ? Par ailleurs, Dominique Rotureau indique que nos maisons de retraite médicalisées sont de plus en plus nombreuses à se doter d’une structure Alzheimer. On y accueille la personne âgée quand son état nécessite des soins adaptés, sans changement d’établissement. Tout cela exige des moyens, auxquels s’ajoutent le recrutement et la formation du personnel d’accueil. La tâche est vaste mais il est d’ores et déjà possible de faire bien, les résultats obtenus par les Relais Cajou en sont la preuve. Nos interlocuteurs achèvent leur présentation sur une note plus souriante : le succès des Relais présents le 11 juillet dernier à la guinguette de Tours-sur-Loire, pour l’opération « la mémoire qui chante ». Les chants et les poésies appris par cœur à l’école et les chansons longtemps fredonnées sont des « points d’appui » pour solliciter la mémoire et la faire travailler !

Les Relais Cajou et Le café mémoire de Tours: renseignements au 02 47 53 66 16 ou sur le site relais.cajou@wanadoo.fr